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el lefébien
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Je peux le dire : à 7 ans j'étais une très belle petite fille et TOUJOURS SOURIANTE m'a t- on dit à l'enterrement de mon père. Oui ici je CRITIQUE COMMENTE et EXPLIQUE les images de déco. Je DÉCORE, je PONCE je PEINS je DÉVOILE ma MAISON mon JARDIN, je COMMENTE les INFOS du jour les films et les séries . En fait je PAPOTE comme devant un apéro. Ah oui je CROCHÈTE et toujours la même chose
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8 décembre 2021

Le c à lire LA CRISE SANITAIRE

les quelques infos h/h de ce jour

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1. De plus en plus de cas en Europe

Premier constat, ce variant Omicron est en train de se répandre un peu partout dans le monde.  "Maintenant qu’on connait la souche et qu’on va la chercher spécifiquement, on va très certainement en trouver" nous prédisait l’épidémiologiste Simon Dellicour (ULB – FNRS), il y a deux semaines. Cela se confirme : il y a 85 cas suspect identifiés en Belgique dont déjà 30 cas d’Omicron avérés. "Et l’évolution est rapide" précise le virologue de la KULeuven, Emmanuel André "en Grande Bretagne la progression du nombre de cas détectés est exponentielle". Effectivement, le nombre de cas détecté est passé, là-bas, de 30 cas à 330, en 6 jours.

2. Ce variant est-il plus transmissible ?

Il est toujours difficile de répondre à cette question avec précision. La transmissibilité de ce nouveau variant est définie par 2 facteurs : sa transmissibilité intrinsèque et l’échappement immunitaire.

  • La transmissibilité intrinsèque est encore difficile à établir à ce stade. Le R0, c’est-à-dire le nombre de personnes qu’un sujet infecté risque de contaminer dans une population sans immunité et sans geste barrière, n’a pas encore pu être établie. Difficile de dire pour l'heure si le taux de reproduction de base de ce variant Omicron est plus ou moins élevé que pour le variant Delta.
  • L’échappement immunitaire, lui, se confirme. On savait déjà que ce variant présentait un grand nombre de mutations dans des parties sensibles du virus, celle qui interagissent avec notre organisme et sont la cible des anticorps. On sait désormais, grâce à une première étude menée en Afrique du Sud, que les cas de réinfections sont nombreux. Beaucoup des patients déjà infectés précédemment sont réinfectés par ce variant Omicron.  Le taux de réinfections est nettement plus élevé avec ce variant Omicron, que lors des vagues Beta et Delta.

Résultat des courses, ce variant s’est implanté très rapidement en Afrique du Sud, dans une population peu vaccinée (25% de taux de vaccination). En fera-t-il de même chez nous ? Impossible à dire à ce stade, même s’il est déjà bien présent.

3. Le vaccin sera-t-il efficace ?

C’est évidemment une question qui taraude tous les pays du monde, en particulier ceux qui ont des taux de vaccination élevés. Les données de réinfections démontrent un échappement immunitaire certain et il y a, parmi les patients infectés, toute une série de personnes doublement vaccinées.

Faut-il pour autant conclure à l’inefficacité du vaccin face à cette souche ? "Ce n’est pas parce qu’on assiste à des cas nombreux de réinfection que le vaccin sera inefficace" explique Emmanuel André. "Avec un vaccin, le nombre d’anticorps que l’on arrive à développer est beaucoup plus important que les anticorps résiduels que l’on peut avoir développés à la suite d’une infection précédente, surtout si l’on a bénéficié du booster". Mais il faudra encore attendre pour déterminer à quel point nos vaccins, développés sur base de la souche initiale, continuent à jouer leur rôle de bouclier face à ce variant.

4. Ce variant est-il plus virulent ?

Il reste extrêmement difficile de répondre à cette question et les informations sur le sujet sont parfois contradictoires. Si l’on s’en réfère aux données épidémiques de la province du Gauteng, le nombre d’hospitalisations grimpe en flèche. Elles ont été multipliées par 6 en à peine 15 jours.

Mais plusieurs déclarations de médecins Sud-Africains incitent à considérer ces données avec prudence. Dans une interview donnée au New-York Times, le docteur Fareed Abdullah (directeur du Bureau de la recherche sur le sida et la tuberculose au Conseil sud-africain de la recherche médicale) explique, sur base d’une première étude, très localisée, que la que la durée moyenne des séjours à l’hopital est bien plus courte avec Omicron qu’avec les variants précédents.  "Sur 166 patients Covid-19 admis à l'hôpital Biko/Tshwane (entre le 14 et le 29 novembre), la durée d’hospitalisation était inférieure à trois jours, bien moindre que la moyenne de 8,5 jours pour un patient Covid-19 pendant le reste de la pandémie. En outre, seuls 7 % des patients hospitalisés sont décédés, contre 17% pour le reste de la pandémie". Mais ces données se basent sur un petit nombre de patient, dans un seul hôpital et sur un laps de temps fort court. 

Bref, prudence et patience. Il faudra encore un peu de temps avant de prendre la juste mesure du danger que représente ce nouveau variant, avant de comprendre ce qu’il pourrait changer chez nous.

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