Le chat

 

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J'aime les chats et les chats m'aiment. C'est déjà ça ! Celui- ci  ne s'éclipse pas quand je lui dis bonjour . Il ne répond rien, sans doute n'a t il pas été bien éduqué . Par contre ,sans me saluer,  il se laisse prendre en photo  . . .

J'en ai eu 2 de chats  . . .

Le premier  à qui il ne manquait que la parole et encore :   je l'ai gardé 4 ans et demi . Il  s'appelait Pompom .  Je l'ai retrouvé un soir  mort dans une de mes haies  après l'avoir cherché des jours et des jours . Je vivais à l'orée des bois et je pensais l'avoir perdu à jamais . Mais non on me l'avait  empoisonné . J'ai pleuré comme une Madeleine: j'ignorais qu'on pouvait s'attacher comme ça à un animal . Je n'ai pas pensé du tout  à le "remplacer" puisqu'il était irremplaçable : je savais que plus jamais je n'aurais un tel animal .

Et puis je n'ai pas résisté 1 ou 2 ans plus tard , est arrivée , d'une belle nichée, Poupette . C'est la seule sur 7  qui s'est approchée de ma main et très vite d'un air de m'dire  : " tu veux bien m'prendre ,dis, s'il te plaît  " ?  C'est elle qui m'a choisie . Ses frères et soeurs étaient bien plus joueurs et paraissaient bien plus gais et étaient bien plus beaux ! Tant pis ,  je suis partie avec elle . Même si, je dois l'avouer , sa petite gueule malheureuse ,  son oeil qu'on aurait cru au beurre noir  , sa maigreur maladive  : on ne peut pas dire qu' elle était  le plus beau des  bébés chats ! 

Elle était moins bavarde que Pompon , plus indépendante,  mais tout aussi câline . Vous l'aurez compris Pompom était un mâle et Poupette  une femelle, j'avais gardé le nom dont on l'avait baptisée , je n'avais pas voulu la traumatiser .

Poupette a vécu 19 ans . Elle me défendait bec et ongle quand quelqu' un entrait à la maison c'était à mourir de rire. Quand ma mère venait loger , dès qu'elle l'entendait celle- ci monter pour aller se coucher , elle s' écrasait  de tout son long sur la dernière marche -  mon chat pas ma mère -  tout en haut , en  sifflant et en  lui crachant dessus pour l'empêcher de monter. Ma mère chuchotait : "espèce de sale bête, méchante,  laisse- moi passer tu m'fais peur ! j'étais morte de rire dans mon lit et je les laissais  toutes les deux  régler leurs comptes ! Trop  trop drôle - il y a de ça 30 ans évidemment  pour finir j'appelais mon chat et elle arrivait à fond de train sur mon lit alors qu'elle n'en avait pas le droit . Ça a été le plus gros problème dans son éducation : ne pas entrer dans la chambre !

L'année précédent sa mort  - naturelle - ,  je suis devenue terriblement allergique MAIS  dangereusement allergique . Le spécialiste m'a tout de suite dit qu'il fallait me séparer de mon chat . . .  " Mais vous n'y pensez pas tout de même "  ?  Si elle avait quelques mois voir 1 an  j'aurais du, j'aurais pu ,  mais là , à son âge (18 ans)  ?

Pas question  ! Elle a ses habitudes ça va la tuer . Pourtant, je savais  qu'elle aurait pu avoir une belle fin de vie dans 2 autres maisons c'est plus que certain et j'aurais pu la voir souvent . J'aurais eu l'impression de m'en débarrasser comme une vieille chaussette . (sans entrer dans les détails : j'avais déjà subi 2 interventions douloureuses : conséquences de la maladie de la griffe du chat !!!!)

Alors chaque soir quand je rentrais du boulot je lui expliquais en long en large et en travers pourquoi elle ne pouvait plus venir ronronner sur moi à la télé en  rétractant ses griffes sur mes bras et ma gorge . . .   Franchement , tout ça à la fin de sa vie, la  pauvre , elle n'a sans doute rien compris . Quoique ?

En tous cas je ne m'en suis pas séparée . (Et je ne le regrette pas même si j'ai à nouveau subi une troisième intervention) . J'ai continué à la chouchouter ,  en lui parlant comme si c'était une personne ( qu'est ce qu'on peut être nunuche quand même , elle m'avait beaucoup aidée par sa présence, je lui devais bien tous ces égards )

Un matin à 7h,  je sors du garage pour partir au travail : je la trouve morte sous la voiture . J'ai cru m'évanouir en pensant que j'aurais pu rouler dessus  . Je me suis mise à pleurer comme une gosse . Rien n'avait laissé présager sa fin toute proche elle était devenue lente , un peu comme si elle marchait au ralenti . Elle avait perdu sa bidoche - car elle était énorme - Elle ne pouvait aller que dans le jardin donc pas beaucoup d'exercices . Son ventre était flasque et traînait par terre mais elle mangeait encore un peu chaque jour . Ses yeux étaient restés  pétillants .

J'ai fait le nécessaire avec l'aide de mon voisin  et je suis partie l'enterrer chez mes parents  dans leur jardin . Je suis arrivée bien en retard au boulot et bien bouffie par les sanglots . Et tous les collègues de me dire . " Rhooooooo t'en fais pas demain je t'en apporte un de la nichée de ma soeur "   l'autre de me dire : " tu veux quoi je vais avoir une portée de siamois sinon si  tu veux  ma fille  a une nichée de chats de gouttière depuis 3 semaines . . .

Bref j'ai du dire que plus jamais je n'aurais de chat et pourquoi . Mais tout cela me reste en travers de la gorge car on dit aimer un animal et on en reprend un aussi vite que l'autre nous a quitté ?  J'ai du mal à passer d'un sentiment à l'autre comme ça sans autre émotion que de se faire du bien à soi . Si j'avais pu en reprendre un croyez bien que j'aurais pris le temps d'essayer d'oublier l'autre  . . . . Il m'aurait fallu passer 1 an sinon plus . . .

Et un chien me direz vous ?  Un petit Jack Russel rhooooooo ils sont si mignons tout petits . Non je prendrais un petit bâtard c'est ce qui se fait encore de mieux . . .  Et bien oui  j'aimerais. . .  mais chpeupas !