01 novembre 2010

Le c à lire - MES TEXTES personnels -

Je me suis amusée à rechercher dans le dictionnaire tous les mots commençants par PER et ABE et BE et j'ai essayé de composer une petite histoire rigolote . . .   

 

Cher frère,

Un grand et irréparable malheur vient d’arriver au couvent de la belle Chantemelle (village de brocante ici à côté)  .

Nous avons la pénible mission de vous en faire part …

C’est la mort d’un de nos frères l’ Abbé Quille !

Samedi dernier,  pendant que l’ Abbé Nédiction  donnait le salut, l’ Abbé Quille est tombé dans les bras du Père Clus  pour ne plus se relever, celui-ci pourtant bourré de rhumatismes et d’arthrose le retint avec le peu de force qui lui restait.

Vous jugerez de l’émotion générale  . . .  Tous les révérends Pères s’agitèrent.

L’ Abbé Résina était on ne peut plus découragé et meurtri, c’était un grand ami.  L’Abbé Guine, lui, avait une furieuse envie de danser  . . .  Quelle drôle d’idée ? L’ Abbé Gum était trop fier, après leur dispute, il n’avait rien pardonné à l’ Abbé Quille. Pourtant un seul était joyeux, c’était lePère Fide.

On alla chercher lePère Clorure, l’Abbé Ladone et le Père Manganate  pensant que leurs efforts pourraient ranimer l’ Abbé Quille , mais le Père Emptoire finit par déclarer : «  il n’y a plus d’espoir ! »  . . .  Le Père Formant et l’ Abbé Névole  voulurent s’occuper de tout, absolument de tout  . . .  Le Père Imètre  avait eu la charge de calculer la largeur de la tombe quand à l’ Abbé Tonnière, il  cimentait alentours.

L’ Abbé Taillère rassemblait ses poules et ses canards, tout le petit monde ami de l’ Abbé Quille  s’était éclipsé pour « parader »  derrière le cercueil. L’ Abbé Bête, un peu simplet pleurait à chaudes larmes, mais l’ Abbé Stiole, prévenu, voulait finir sa toile . . ; un vieux film qu’on passait dans un cinéma de quartier .   Au milieu des lamentations on se prépara,  pendant que le Père Sonnage et le Père Chiste , les plus grands de toute la communauté, sonnèrent les cloches à toute volée et que l’on se dirigea vers la chapelle.  Comme il n’y avait pas de chair, le Père Oquet monta sur les épaules du Père Choir et parla avec véhémence !  Le Père Fusé et le Père Itoine devaient rester en clinique pour quelques jours encore.

Qui avait donc remplacé le Père Muté ?   Le Père Sona Grata n’avait pu rentré sur le territoire Belge. On ne trouvait plus le Père Quisiteur, et pour cause il cherchait partout son chapelet accompagné de l’Abbé "Z"icle qui avait perdu ses lunettes. Le Père Fectiblevoulait ce qu’il y a de mieux pour l’oraison. L’ Abbé Dé lirait l’évangile. 

Pendant que l’Abbé Molchantait d’une voix grave le De Pronfondis , une discussion s’éleva sur le chemin du cimetière, le Père Clus et l’ Abbé Cane ne voulaient pas quitter la grand route alors que le Père Illieux voulait monter tout droit vers la montagne . L’ Abbé Casse   l'Abbé CASSINE  et le Père Dreau qui affectionnaient particulièrement les chemins escarpés étaient d’accord avec lui.  Le Père Plexe hésitait. Le Père Nicieux et le Père Vers se mêlèrent de la discussion ainsi que l’ Abbé Ration !

I n c r o y a b l e  mais vrai !

Il fallut le Père Spicace  et le Père Suasif pour prêcher l’apaisement . . . Mais seule la ténacité du Père Sistant put rétablir l’ordre. Le Père Turbateur et le Père Sécuteur durent renoncer à semer la discorde, tandis que l’ Abbé Attitude, lui, était de l’avis de tout le monde, comme d’habitude.  Enfin on arriva au cimetière. Devant la fosse que le Père Forant et lePère Cement avaient creusée. Le Père Pétuel et le Père Manant, parlèrent de l’éternité.  Tout le monde pleurait.

Le Père Clus en perdant l’ Abbé Quille, perdait son seul soutien. Ce fut un bien triste cortège qui reprit le chemin du retour, derrière le Père Pendiculaire courbé de douleur. N’empêche, le Père Ceptible, et le Père Cutant avaient entendu comme un bruit  . . .  Et puis  . . . Plus rien ? !

Chacun partit dîner, après que le Père Huquier eut rasé tout le monde. L’Abbé Q’tance crevait de faim. Le Père Sil, avait perdu toute sa fraîcheur et l’Abbé Chamel n’avait jamais paru si pâle. Le Père Colateur prépara le café, quand à l’ Abbé Trave , il rougit on ne sut pas trop pourquoi , probablement par trop d’émotions  . . . 

Vous prendrez part à notre deuil,

L’ Abbé Tise, le Père Pète et l’ Abbé Vue

Posté par javi53 à 07:00 - - Permalien [#]