Il est  7 h  je suis réveillée   par une une lumière  puissante qui artrive sur  l'arrière  . . je tente de me lever . . .  enfin de tente de passer du lit  sur la chaise de bureau à roulette ( ce post a été  enregistré hier  ) qui roule au moment ou j'essaie de m'installer  : c'est une horreur  - non pas tant les pieds qui sont en l'air et qui pèsent un âne mort surtout le gauche  . . . mais mon dos me fait hurler de douleur (l'infirmière me dit que ce sont mes efforts de fous pour rouler d'un endroit à un autre  . . . . . évidemment que je m'en doutais  - - - et là  je n'y arrive plus)  : je n'en peux plus vraiment  et j'ai envie de tout abandonner

le passage aux toilettes dure 6/7 minutes (c'est un combat , ne fut- ce que pour me mettre sur mes pieds alors que je ne peux pas  . . . faites moi autrement ??? c'est facile la théorie )  là ,  coincée dans l'entre porte (ma chaise de bureau roulante n'y entre pas )  - - -   et là je commence : je me lève ?  non pas de suite . . .  allez j'y vais  ? non je vais tomber . . .  allez courage  . . .  et là c'est l'enfer qui dure 1 seconde sans doute mais qui me parait 1 minute  : à m'évanouir   . . .

une fois sortie  je dis : MERCI  MON DIEU

je reviens à la cuisine (en ne pas oublier de rassembler toutes mes télécommandes  Gsm recharges  coté divan  car le soir je dois les poser coté lit pour ne plus me relever )

je refais mon lit  . . je n'en fais pas tant d'histoires CROYEZ MOI  et ça ne me dérange nullement 

et là le pire va commencer : je roule vers mon évier   -  bassine plastic pour me laver (oui en  ces moments très durs :  ça me suffit pour me sentir propre  -VRAIMENT -   je profiterai plus tard ) le gros soucis :  à 7 h quand je me suis glissée sur la chaise à roulettes (croyez moi là il faut de la force dans les bras et les poignets ) j'ai porté ma main à la tete et là ; c'est dans l'instant que je dois me laver les cheveux  . . .

COMMENT JE VAIS FAIRE ?

je prends  -   comme depuis septembre dernier   -   mon courage que je n'ai plus du tout ,   à 2 mains  et je me dis que si je ne commence pas je n'y arriverai pas  . . . 

Vous savez c'est comme quand on a entrepris un travail de peinture  : si on regarde là ou sont les difficultés on ne fait rien  et bien là c'est pareil  . . . je commence  et je verrai  pendant

j'ai mis de l'eau PARTOUT

voila après presque 2h  PLUS TARD  (à 3 minutes près )  je suis occupée de sécher  . . .

Entre-temps j'ai fait couler mon café  : que je bois dans la fraicheur de l'entre porte terrasse-  cuisine il faut aérer et j'en profite

ensuite : je vérifie partout  et calcule tout  ,  avant de reprendre le " chemin "  sur roulettes vers le salon pour enfin m'asseoir sur le divan  

là  je suis vidée ; propre mais vidée  . . .     je me demande encore comment  il est possible qu'un spécialiste n'appelle pas le centre de revalidation préférant  - à 66 ans  -  me laisser seule dans ma maison  et prendre tous les risques et essayer de comprendre quelles seront mes difficultés ??

Qui sont ces gens ??

et je devrais applaudir le corps médical  à 20 h franchement je ne vois pas pourquoi je le ferais et je me fiche qu'on me lance des pierres  . . .  il y a le corona  le reste n'existe pas