j'ai aimé

 parce que j'y ai retrouvé tout ce que ma famille m'a raconté

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Date de sortie 4 novembre 2015 (1h 54min)
Nationalité français
Synopsis et détails
Mai 1940. Pour fuir l'invasion allemande, les habitants d'un petit village du nord de la France partent sur les routes, comme des millions de Français. Ils emmènent avec eux dans cet exode un enfant allemand, dont le père opposant au régime nazi est emprisonné à Arras pour avoir menti sur sa nationalité. Libéré dans le chaos, celui-ci se lance à la recherche de son fils, accompagné par un soldat écossais cherchant à regagner l'Angleterre...
Ce film retrace la vérité d'un épisode de cette fameuse dernière  guerre  mondiale  et  ça m'a plu parce que 
ma famille a été aussi  sur les routes de France et on en a parlé  des milliers de fois
je vous raconte brièvement
Ce fut une fuite massive de la  population belge, en mai et juin  1940 au moment où les allemands envahissent la Belgique Cet exode est l'un des plus importants mouvements de population du  20 ieme  en Europe
J'en viens à ma famille  : une partie d'entre elle s'en va  . . .  avec 3 chariots 
Dans un  des chariots , il y avait  les  3 filles Marie Louise dit  LOULOU (1924)  JOSIANE (1927) JOCELYNE  dit Lyne ou lyline (1933)  ma mère  . . .  les matelas ,  les valises , des casseroles des couverts  et  surtout  les victuailles  :  ils avaient fait la razzia de leur  propre magasin d'alimentation  (friandises chocolat conserves bref ce qu'on trouvait chez eux à cette époque au tout  début de la guerre ) 
"Nous" sommes le 10 mai1940 . . . 
Comme il n'y avait plus de place dans le chariot de mon grand - père  maternel MARCEL et de ma grand -mère LOUISA  :  ils avaient placé DANS DES CAISSES en bois  toutes ces  victuailles dans le chariot du frère de ma grand- mère , DENIS ,  de sa femme MADELEINE et de leur fille unique LILIANE dit  LILI (1930) mais aussi de la mére de Madeleine  VALERIE  dite : grand- mère ERY  (mdr) 
oui je l'ai connue aussi  : ce qui ne me rajeunit pas du tout  mon dieu j'en ai des larmes aux yeux  . . de rire . . .
j'ai entendu ces histoires  100.000 fois   qu'est ce qu'on a ri les soirs d'hiver au bistrot  jusqu'à très tard autour du chatillon  (fourneau)  en les écoutant raconter  ,rire, pleurer  et en frissonnant de trouille   nous aussi les enfants les petits comme les grands en les écoutant
Comment se sont- ils relevés de tout ça ?
Ils avaient tout abandonné  :   les portes des maisons restées ouvertes  comme dans le film
Ils partent donc  et  ils se suivent   . . . quelques jours plus tard   ils sont en Bourgogne et en arrivant à un carrefour de routes  sableuses   ,tous se posent la question
Par où aller ?
Quel chemin choisir ??
Mon grand -père décide d'aller tout droit  . . .  le  frère de ma grand -mère DENIS , lui , décide de partir sur la gauche
C'est le moment des adieux : tout le monde pleure (ça par contre j'ai du mal à comprendre pourquoi se séparer ???? puisqu'on le sait  l'union fait la force) . . Arrive le soir de cette dure journée d'adieux et d'émotions , au moment de manger : ils se rendent compte que mon grand- oncle DENIS était parti   . . . ok  . . .   mais  avec toutes les victuailles  . . . LILI  qui a toujours été gourmande , elle , s'est empiffrée (Lili est décédée aujourd'hui et qui était  la plus rigolote de la famille et on y pense tous les jours ) de  tous les chocolats et friandises  les autres se sont régalés jusqu' au mois d'août  suivant , date de leur rentrée au pays 
MDR
MES PARENTS EN RIENT TOUJOURS
Donc la famille  est descendue dans le SUD du coté de MONTPELIER  un peu plus haut  :  à  Lancyr et Valflaunes    

fgjdtgjt

                          
Ils sont arrivés dans le village  . . .  Pourquoi là et pas ailleurs ????? je l'ignore je ne l'ai pas demandé ou je ne m'en souviens pas
Ils sont allés là où sans doute on aurait besoin d'aide  : je le suppose  -  un travail à la ferme  -  de toute façon y avait guère d'usines en fonctionnement  -
On leurs a permis d'occuper un bâtiment vide . . .  . On leurs a octroyé  le rez de chaussée   :  plein de merde
L'étage  de ce corps de ferme étant déjà occupé par   . . .  devinez  qui  . . .  des copains du village de Mussy  ! ! ! !
Non mais rendez vous compte : rares les téléphones à l'époque   et puis où et qui appeler ????  pas de GSM (mdr)  !  Et voilà que les bons copains de mussy se trouvent juste l'étage au dessus  - on est à 1.000 km de Mussy 

C'est alors que ma grand- mère LOUISA a commencé avec les filles à dégager tout le caca et le foin puant  ,  comme le sol était en briques sur champs elle avait besoin d'eau  . . .  que n'avait elle pas  osé faire : se servir d'eau pour nettoyer !
oulalala la cata  elle s'est fait maltraitée  et on lui en a voulu longtemps
il faut dire que les français du coin  en tous cas  (non je ne fais pas de généralité   . . . mais tout de même )  - ma mère en pleure toujours - le fermier où les miens travaillaient  traitait mon grand père comme un chien ! Il tremblait comme s'il était prisonnier des allemands 
4h du matin  : " . . . hep Marcel   !  allez  !  debout !   le cheval est mort tu dois aller l'enterrer " . . . .
c'était des ordres du lever au coucher  . . . 
Quand le fils de la maison faisait une grosse connerie il demandait à ma mère  de dire que c'était elle qui l'avait faite  que la punition serait moins forte ?
p'tit con ! 
Josiane ,   elle , courait les garçons et l'ainée Loulou travaillait comme une bête !
Non mais hello quoi ! Moi j'en rage encore car on m'a dit que mon grand père était un homme calme et doux 
Un jour de sortie des femmes  sur le marché de Monpelier, sur la place  , un très grand bâtiment et sur les murs de celui-ci étaient écrit à la peinture je suppose  des messages (exactement comme dans le film) les filles et les femmes ont soudain  lu  :    " . . . NOUS SOMMES AU PERThUS rejoignez- nous  signé  LUCIEN et ESMERALDA (sa fille) 
Il s'agissait  d'un autre des frères de ma grand-mère et  de sa fille unique . . .   sans doute étaient ils partis quelques jours plus tôt    de Belgique
Mon Dieu moi je préfère  encore qu'on me tue  plutôt que laisser  ma maison ouverte  aux grands larges  . . 
Car quand ils sont rentrés vous pensez bien qu'ils ont retrouvé tout sens dessus dessous   . . .  non seulement les allemands avaient mis les chevaux dans le café  :  de la merde du foin  de la crasse  partout  mais tout avait été volé par les gens du village si si les gens du village restés là et tiens  je me demande si la famille n'a pas plus été traumatisée par ça  que par l'épopée (car bien entendu on a retrouvé des meubles  des objets chez  certains )   
quelle histoire  ! ! !

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                                                                                                                                                      les miens aussi ont été très mal accueillis