J'ignore  comment j'ai eu l'idée de faire ce post  . . .

Sans doute  à la suite  des docs de fin de journal de 13 h sur  tf1  : " des écrivains et de leur maison"   

Une idée  , chez moi , en entraînant  toujours une autre  . . .

Ce n'est pas évident de trouver des docs clairs suffisamment grand format sur ce sujet : HOMMES ET FEMMES Célèbres  et leur ÉCRITURE  . . . 

je n'ai pas trouver de quoi comparer  avec les écritures d'aujourd'hui  il y en a mais très peu (rien de houellebeq)

oui combien  font des collections de vieux documents toujours difficiles à déchiffrer : ça ne m'interesse pas du tout !

Et puis qui affirme que c'est leur écriture  (toujours ces spécialistes qui savent tout sur tout)  et pas celle de leur secrétaire "  leur scribe "  . . . qui peut AFFIRMER  le document à 100%

j'aime ce qui est plus  récent

tiens donc

allez : commençons par

GUSTAVE FLAUBERT     Bovary

Flaubert 1821 - 1880

flaubert      Flaubert savait il ecrire

observez moi cette modernité dans l'écriture c'est ça qui m'intéresse aussi  LA CALLIGRAPHIE  : ça m'péate grave !

En 1919 survient un débat sur les « fautes » de Flaubert.  

Ce fut une révolution. Subitement, on semblait découvrir que ces grands écrivains qu’on avait toujours admirés n’avaient pas toujours scrupuleusement respecté les normes grammaticales. Ils auraient trahi la langue. Ce fut un choc. Pouvait-on être un écrivain et avoir une grammaire fautive ?

Flaubert, on le sait, est un homme qui travaillait et retravaillait ses textes. Jamais content de la forme obtenue, il raturait, puis raturait encore.

Après ce labeur épuisant, il se mettait à déclamer sa prose tout haut, en hurlant dans ce qu’il appelait son « gueuloir ».

C’est à l’épreuve de l’oralité qu’il décidait si le rythme et la musicalité de ses phrases étaient satisfaisants.

Peu d’écrivains ont manifesté un tel souci pour l’écriture, peu se sont donné autant de mal, au point que certains ont pu penser qu’il n’avait pas l’écriture facile, mais que celle-ci était le résultat d’un travail laborieux.

Peu importe, finalement.

Que Flaubert soit un génie qui ait poussé les capacités de la langue jusque dans ses derniers retranchements ou qu’il soit un tâcheron qui se donnait du mal, ce qui est sûr, c’est que tous les termes employés et toutes les tournures choisies ont été mûrement réfléchis.

S’il y a bien quelqu’un qui a fait tourner sept fois les mots dans sa tête avant de les coucher sur le papier, c’est lui. On comprend donc qu’il avait l’ambition d’accéder à un style parfait. Mais qu’est-ce qu’un style ? Là est toute la question.

Pour Flaubert, comme pour Maupassant d’ailleurs, il n’y a qu’une bonne façon de dire une chose. Mais si l’écrivain qu’il était se devait de trouver le mot juste, il ne pouvait pas toucher à la syntaxe. Celle-ci, immuable, appartient à la collectivité. Selon cette conception, l’écrivain est un homme qui maîtrise à la perfection la langue commune.

Les citoyens ordinaires attendent de lui non seulement qu’il ne fasse pas de fautes, mais en plus qu’il pousse la langue jusque dans ses derniers retranchements, la faisant « vibrer » comme personne d’autre que lui ne sait le faire. Pour le dire autrement, l’écrivain est donc celui qui respecte la langue au point de lui donner la possibilité de briller de tous ses feux.

Respect absolu

Le problème commence lorsque cet écrivain se permet une déviance.

Emploie-t-il un terme avec une acceptation un peu particulière ou trouve-t-il une tournure quelque peu singulière, qui s’écarte de la norme habituelle, aussitôt lecteur est sur ses gardes.

La liberté d’un écrivain comme Flaubert s’arrête là.

Il peut jouer avec la langue, mais il ne peut jamais aller trop loin. S’il respecte ces règles, il sera reconnu par le public et par ses pairs comme un grand romancier.

Dans un tel contexte, l’école estimera de son devoir d’enseigner la littérature, qui est l’exemple à suivre pour acquérir une bonne connaissance de la langue.

Imiter les grands écrivains par des dissertations dans lesquelles il s’agit de reproduire leur manière d’écrire permettrait, par assimilation en quelque sorte, de se familiariser avec la norme de la langue puisque précisément ces écrivains sont ceux qui l’ont le mieux respectée.

C’est qu’il n’y a qu’une bonne façon de dire les choses et seuls les écrivains peuvent parvenir à cet idéal. Dans un tel contexte, la littérature précède la grammaire puisqu’elle incarne la perfection de la langue. En cas de doute, on citera des exemples tirés des grands littérateurs pour expliquer telle tournure de style, telle métaphore ou tel emploi du subjonctif.

À ce stade, qui correspond donc à l’époque de Flaubert, l’écrivain jouit d’un prestige considérable. C’est un sage que l’on écoute, y compris parfois dans des domaines qui sortent de son cercle strictement littéraire. Quelqu’un comme Hugo, par exemple, a des idées qui comptent en politique. On se réfère à lui, mais si on le fait, c’est parce que son « aura » d’écrivain est tellement prestigieuse.

De tout ce que nous venons de dire, il faut donc retenir que la marge de manœuvre du littérateur est assez mince. À cette époque, pas question pour lui d’innover n’importe comment. Il ne peut jamais dépasser les règles imposées par la langue, il peut juste se permettre d’aller à la limite de ces règles. Il lui est donc très difficile d’avoir un style personnel et spécifique (en réalité, il en a un, bien entendu, mais il ne le sait pas). Point de néologismes à tour de bras, de sens déviés ou de tournures de phrases trop singulières. Tout cela lui serait aussitôt reproché.

Voilà donc sans doute pourquoi Flaubert raturait à l’infini.

C’est qu’il était persuadé qu’il n’y avait qu’une manière de tourner sa phrase afin que celle-ci exprimât au mieux sa pensée.

Plus tard, au contraire, des écrivains comme Proust penseront qu’ils peuvent utiliser la syntaxe comme moyen de singulariser leur style, de le rendre unique et donc d’affirmer leur personnalité via leur style propre. Mais nous n’en sommes pas là.

À l’époque qui nous occupe, on considère soit que la bonne littérature respecte la grammaire soit, ce qui revient finalement au même, que la beauté de la langue française lui vient de ses grands écrivains, lesquels, en bons grammairiens qu’ils sont, ont su affiner au mieux les règles de syntaxe et de vocabulaire.

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 tiens donc ?

JANE AUSTEN,sa piètre orthographe et son relecteur de talent

1430571_3_aab6_un-roman-inacheve-de-l-ecrivaine-britannique         persuasion

jane AUSTEN       .  . . .  extrait de page de PERSUASION

Jane-Austen-4

l'écriture est plus comme celle qu'on retrouve dans les document notariaux  on le voit c'est moins moderne

L'auteur britannique la plus populaire, dont les œuvres sont pourtant acclamées pour leur prose élégante, était tellement mauvaise en grammaire et en orthographe que ses copies devaient être sérieusement revues   par un correcteur, a révélé samedi une experte de l'université d'Oxford. "On considère très généralement que Jane Austen avait un STYLE PARFAIT .

Son frère Henry avait dit, en 1818, dans une phrase célèbre, que 'tout ce qui sortait de sa plume était achevé' et les commentateurs continuent à PARTAGER cette opinion", déclare Kathryn Sutherland, professeure au St Anne's College d'Oxford.

"Mais, en relisant les manuscrits, il devient vite évident que cette délicate précision n'était pas là", ajoute la chercheuse, qui a étudié 1 100 pages non publiées de la romancière. "On voit la création se FAIRE  et, dans le cas de Jane Austen, on découvre une manière  d'écrire très antigrammaticale", explique-t-elle, expliquant en particulier n' avoir pas retrouvé la "ponctuation impeccable et le style épigrammatique" que l'on peut voir  dans certaines des œuvres de la romancière.

Cela suggère que quelqu'un d'autre était fortement impliqué dans le processus de correction entre le manuscrit et le livre publié ; des lettres entre John Murray II, l'éditeur de Jane Austen, qui reconnaissait le désordre du style de Jane Austen et le correcteur William Gifford, auquel il suggérait comment le corriger, semblent l'identifier comme le coupable", explique Mme Sutherland.
En savoir plus sur

http://www.lemonde.fr/livres/article/2010/10/24/jane-austen-etait-nulle-en-orthographe-et-en-grammaire_1430568_3260.html#5UTUtLMiEr1Xk8pF.99   

lu dans LE MONDE

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à bon entendeur  !

je dis donc

salut  à mes détracteurs à mes critiqueurs  à mes accusateurs  à mes contrôleurs  à mes destructeurs à mes envieurs et  jalouseurs  !

 

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je le répète . . . en ce qui concerne toutes les fautes que je fais et que je ne cesse de corriger au fil du temps des mois des  jours  . . .  et que je continue pourtant à faire . . .  je ne pense pas que quiconque sur canablog   écrit autant que moi  et directement sur le post  accompagnée que je suis  d' un correcteur inexistant à part, et encore , l'orthographe des mots   . . .

je sais   ,  et franchement ,  vous seriez de mauvaise foi ,  que vous devez savoir que s'il n'y a pas   par exemple  de S à  : " des   " faute " "   il ne s'agit pas d'inculture . . .  mais il s'agit d'inattention et ne me taxez pas d'imbécile  :  ce serait bien

La seule chose que je n'arriverai jamais à comprendre et à écrire correctement   : c'est le pluriel des  chiffres  c'est un enfer pour moi  . . . et certains mots composés  : si nous faisons une dictée je ne serai , soyez en certains  - pas dans les dernières ! 

je me souviendrai toute ma vie : quand je rentrais  de l'école avec la feuille des résultats d'une de mes dictées,  le soir la famille participait :    je dictais  . . .  ils écrivaient  . .  .on corrigeait  . .  on discutait 

non ce n'était pas Mérimée . . .  mais c'était souvent très tordu

je ne connais pas beaucoup de famille où on faisait ça ! Prière de ne plus me titiller sur le sujet  :  j'en  suis assez embarrassée  . . . croyez -  le

je dis   S T O P

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    miro 1893  - 1883

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ici , moi ne tous cas , je ne suis pas étonnée par son écriture  quand on connaît le sens de ses toiles .  . .  il y a beaucoup de naïveté et de bonhomie là- dedans

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john  kennedy  1917 - 1963

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de gaules L      De-Gaulle-écrivain

De Gaulle  1890-1970

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quelqu'un de pressé

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1955

mr sarkozy

c'est l' écriture  d'un  "artiste" 

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1981 - 1995 et ici aussi  ou alors qui aime l'art

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jean-luc godard 1930 . . .  écriture normal même si l'homme  ???? ne l'est pas tant que ça (mdr)

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alfred de musset ion-2      alfred-de-musset

ALFRED  de MUSSET 1810 -1857   écriture que je trouve magnifique  une calligraphie artistique aussi

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Amélie Nothomb      18219_nothomb-une

1966 moi j'aime tellement cette femme que je ne sais rien dire sur son écriture

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yourcenar2    Marguerite-Yourcenar

 Marguerite Yourcenar   1903-1987

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terriblement actuelle cette écriture  d'une femme libre . . .  artiste aussi mais ça on le voit  par les petits dessins

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IONESCO 1909-1994

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belle écriture  . . et pourtant l'homme  ?  il est beaucoup dans sa tête

Eugène Ionesco, à travers son oeuvre « Rhinocéros »  (que j'ai lu ouffffffffffffffff  j'ai détesté ! )  tente donc de sensibiliser le lecteur à l’horreur humaine et nous amène à réfléchir sur le sens de la vie.

Pour cela, il utilise une écriture dite de la tromperie.

Derrière des effets évidents, le spectateur doit y trouver un sens caché pas toujours évident.

A titre d’exemple, lorsque des personnages parlent d’événements futiles, un événement beaucoup plus important et grave est annoncé (la scène où Jean et Bérenger parlent au café illustre parfaitement ce propos), lorsque la situation devient absurde, elle prend en réalité un sérieux indéniable.

Qui plus est, Eugène Ionesco se sert de l’humour pour dissimuler la vérité.     Eugène Ionesco base son oeuvre « Rhinocéros » sur le thème de la métamorphose.

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20150223-george-sand      George_Sand EcritureExperimentale

George SAND 1804-1876 . . moderne aussi

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George-sand     La-Maison-de-George-Sand-Nohant-France

EXTRAIT LA MARE AU DIABLE

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Louis Ferdinand CELINE 1894-1961

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on clique !

une écriture  : très grippe sous selon moi

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boris vian  1920 -1959

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oui très moderne je parle d' écriture

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? facile à lire ? 

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1840-1902   ZOLA EMILE

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FREUD sigmund 1856-1959 très sûr de lui  selon moi

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JEAN PAUL Sartre   1905- 1980   . . . je ne sais pas ?

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si on m'avait présenté ce papier parmi d'autres  :  je vous donne ma parole que je  reconnaissais immédiatement PICASSO  sur le papier pas sur la lettre du tout  sans doute la lettre est plus jeune

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 Pablo PICASSO 1881-1973

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Jean d'ORMESSON  1925

je n'aurais pas su que c'était lui   . . . . mais  il faut aussi voir à quel âge a été écrit ce mot

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JEAN anglade 1905  . . .   101 ANS    CLIQUEZ SUR LA PHOTO TROP BELLE 

jamais je n'aurais pu dire que c'était de lui cette écriture

vu que je connais toute son oeuvre ou presque

j'adore ce bonhomme

 

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BERNANOS 1888 - 1948

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François MAURIAC 1885-1970 . . . j'aurais juré que c'était  l'écriture d' une femme

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paul eluard     PAUL ELUARD

ah bon ???? mais je ne connais pas assez

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je déteste la poesie

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aragon Louis 1897-1982

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jamais lu

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Balzac Honoré !  1799 - 1850    (je pensais bien plus  tard au moins 50 ans de  moins   pour lui ! ! !) il écrit comme à l'époque de ma mère 

les livres que j'ai lus   . . . obligés de lire  . . .    mais que j'ai beaucoup  aimés

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j'ai tout lu

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j'ai lu medecin de campagne

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1889-1953 si je lis JEAN  rien que la signature je sais de qui il s'agit ! (sans l'étoile évidemment)

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je n'aime pas

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FRANZ KAFKA    6a00e5509ea6a188340192ac59163a970d

Franz KAFKA 3 juillet 1883 à Prague et mort le 3 juin 1924 . . pas mal pourtant j'aurais imaginé plein de griffonnages de ratures bref une écriture   KAFKAÏENNE  QUOI

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surtout pas

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jacques prevert   1900  -  1977  à part des poemes  obligés à apparendre ?  je ne connais aucun de ses livres 

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Marcel PROUST 1871  - 1922, PAS MAL  . . . .

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j'ai lu le second

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Là je reconnais desuite que c'est BB  c'est une écriture comme celle de mes copines qui écrivaient très bien dans les années 70  . . une écriture aussi belle et aussi sure à cet âge là ??????? ben oui la date est de 2003 elle avait 80 ans 

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j'ai  vraiment bien aimé  on me les a offerts   et je les ai lus

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ET PUIS

?

?

?

j'ingorais totalement

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CHARLES BAUDELAIRE   1821-1867 oui l'écriture date bien de cette époque là

OBLIGÉE DE LIRE - évidemment -  LES fleurs du mal

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j'ignorais même jusqu'au titre  du second livre  :  alors déjà je ne l'aimais pas mais maintenant JE LE DETESTE !

que je vous raconte :

Pauvre Belgique   est un pamphlet  inachevé  commencé en juin 1864.

Dans cet essai il critique la Belgique , où il s'était pourtant installé avec de nombreux espoirs

Selon ROBERT KOPP  la « lecture des quelques (j'ai ajouté le S qui n'y était pas ! ! ! )   trois cents soixante feuillets qui constituent les brouillons de Pauvre Belgique laisse une impression pénible.

On supporte mal tant de colère et de haine qui n'ont pas de but précis mais reflètent surtout l'état misérable du poète

mais ça c'est toujours  et de tous temps  les gens hargneux , méchants, haineux sont des gens fonciérement malheureux : cela dit je ne le plains pas (rires)  

les mœurs,

les arts (car l’explosion artistique des lettres et de l’art belges se feront à la fin du XIXè) ,

la politique,

la religion.

Ca commence comme suit :

« Qu’il faut, quoi que dise Danton, toujours « emporter sa patrie à la semelle de ses souliers.  . . . La France a l’air barbare, vue de près. Mais allez en Belgique et vous deviendrez moins sévère pour votre pays.     Comme Joubert remerciait Dieu de l’avoir fait homme, et non femme, vous le remercierez de vous avoir fait, non pas Belge, mais Français.
Grand mérite à faire un livre sur la Belgique. Il s’agit d’être amusant en parlant de l’ennui, instructif en parlant du rien. »

« Pauvre Belgique » est demeuré à l’état de notes. Baudelaire en effet n’a pas pu achever son ouvrage, réduit qu’il était à l’état d’épave, hémiplégique, aphasique, « sentant passer sur [lui] le vent de l’aile de l’imbecillité ».
   
A ce propos, saviez vous que le dernier mot qu’il était capable de prononcer et qu’il répétait constamment était « Crénom !» ?

Fin tragique pour le plus grand poète des lettres françaises.


Ce sont donc des notes que l’on retrouve, où la Belgique et surtout les Bruxellois en prennent plein la tronche.    « Le visage belge, ou plutôt bruxellois.   . . .    Chaos.  . . .    Informe, . . . difforme . . .  rêche, . . .lourd . . . dur . . .  non fini .  . .  taillé au couteau.  . ..   Dentition angulaire.  . . .  Bouche non faite pour le sourire.  . . .   Le rire existe, il est vrai, mais inepte, énorme, à propos de bottes. »
   
C’est assez hallucinant. Il s’acharne sur leur accent, leur maîtrise relative du français, leur saleté, leur bêtise, leur démarche, leur volonté d’imiter la France et les Français
La dimension scatologique de l'auteur : Il compare la Senne à une immense latrine, la Belgique à « un bâton de merde », il commente les habitudes latrinesques des Belges.

En revanche, il est très admiratif de l’architecture et de la sculpture. C’est étonnant de voir ces louanges au milieu d’insultes.
   
Comme ce sont des notes non organisées, on ne comprend pas forcément toutes les références, même si l’édition Pléiade est extrêmement bien faite. Mais au moins, elles révèlent une véritable obsession et une formidable colère de la part de Baudelaire à l’égard de la Belgique, car les mêmes sujets reviennent tout le temps, reformulés de différentes manières, plus ou moins développés.

Pourquoi tant de haine ?

En partant pour la Belgique, il espérait faire publier ses œuvres complètes et se faire un peu d’argent (il a vécu dans la misère presque toute sa vie) en intervenant dans des conférences.

Bien sûr il s’est fait jeter par les éditeurs, et les conférences furent très mal payées.

Disons qu’il semble avoir, au seuil de son existence, reporté sur la Belgique toute sa colère, son amertume et sa frustration, sa rancune envers son pays et son siècle. Même s'il devait y avoir du vrai, « Pauvre Belgique » apparaît comme un délire ultime.
   

 

Les Belges et la Lune"
   On n'a jamais connu de race si baroque
   Que ces Belges. Devant le joli, le charmant,
   Ils roulent de gros yeux et grognent sourdement.
   Tout ce qui réjouit nos coeurs mortels les choque.
   
   Dites un mot plaisant, et leur oeil devient gris
   Et terne comme l'oeil d'un poisson qu'on fait frire;
   Une histoire touchante, ils éclatent de rire,
   Pour faire voir qu'ils ont parfaitement compris.
   
   Comme l'esprit, ils ont en horreur les lumières;
   Parfois, sous la clarté calme du firmament,
   J'en ai vu, qui rongés d'un bizarre tourment,
   
   Dans l'horreur de la fange et du vomissement,
   Et gorgés jusqu'aux dents de genièvre et de bières,
   Aboyaient à la Lune, assis sur leurs derrières. »

et bien voilà qui est dit 

merci mr.  CHARLES