Ce fut TERRIBLE   !

1 x un gros craquement  qui m' a fait peur puis 1 minute plus tard  : un fracas incroyable d' une puissance dingue !

Et oui la foudre est tombée au bout de mon petit terrain TOUT A SAUTé chez moi

j'en suis encore aux vérifications : pour le moment je ne vois rien qui soit abimé

j'ai eu la frayeur de ma vie j'en tremble encore

j'étais occupée à faire ce post pour vous dire que tout était noir comme en début de nuit d'été et puis craaaac

20° à 6h   

26° à 10h30  chaleur épouvantable

puis subitement  des pluies trorentielles  et là 21° 

2012-06-29      2012-06-291    2012-06-292

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et puis sans crier gare , vraiment , UNE SEULE FOIS , (je n'ai en tous cas vu d'éclair avant) la foudre tombe  sur le poteau éléctrique juste là derrière  il était 12h15

 

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après il y a encore eu un gros coup ,un gros craquement  puis - plus - rien - du tout   . . .  je suis encore toute retournée ma fenêtre qui donne sur le poteau était grande ouverte la chaleur devenait insupportable. . .

C’était fin 69……… 1969 .

Mon cousin Jeanlou et Mijo, sa fiancée, n’étaient pas encore mariés mais on n’était pas loin de la date puisqu’ils revenaient de Bruxelles avec robe et costume de cérémonie.

Ils se sont arrêtés à Bastogne , chez moi  et mes parents à l’époque ,  me prendre au passage pour le week end en Gaume . Puisque chaque Week end nous y allions et partions le samedi midi .   

Là nous étions  un vendredi   je voulais gagner quelques heures  .

Depuis un bon moment  un bel orage sévissait  sur Bastogne. Moi  adolescente,  à l’époque,  j’adorais ça . Mon père nous avait appris quand nous étions petits  dans les campings à n’avoir jamais peur  et de fait,  je n’étais nullement effrayée .

N’empêche , celui-là était sérieux  car  je n’ai plus eu envie de partir alors que je me faisais une joie de passer le vendredi soir avec eux !

J’attendrais bien le lendemain.  Sans doute que cet orage n’avait jamais été si fort. Mon cousin me dit  que de toute façon on ne risquait  rien en voiture  . . .  fallait pas se tracasser  . . .

Je me suis laisse rassurer   . . .  On est partis  sous une pluie battante  . . .

Nous ne sommes qu’à 65 km  d’ici (la Gaume) et on doit traverser Martelange une «  ville »   à moitié belge et Luxembourgeoise. Là où on s’arrête pour remplir le réservoir de la bagnole, cigarettes et alcools et  où il y a des files et des files en cette période de l'année  . . . d'ailleurs ce doit être terrible en ce moment même .

Pour vous situer Martelange  : avez-vous entendu   vous les français et vous les belges vous souvenez -vous de la catastrophe de Martelange en août 1967 ?

J’y passe souvent - J’y pense à  chaque fois .

Mon père avait  du aller reconnaître les corps  calcinés de nos voisins dans les gravas qui fumaient encore (quelle horreur !) et bien c’est là  . . .

Nous avons été  sérieusement  traumatisés

 http://www.rtl.be/info/belgique/societe/27545/commemorations-des-40-ans-de-la-catastrophe-de-martelange

Il n’y avait pas encore la « 4 bandes »  à l’époque  et  on  contournait légèrement un tertre,  une espèce de butte  sur la hauteur de la « ville » et au même moment juste avant notre passage  - impossible de nous arrêter puisque  les voitures suivaient -  on voit tous les 3, mais tous les 3  une boule de feu !

On hurle tous dans la bagnole comme des malades car au moment ou on passe à son niveau elle passe sous la voiture !  !  ! Jeanlou ne tenait plus le volant mais la tête entre ses mains . . . .

Elle nous soulève.

Oh évidemment pas de 1 m, loin de là, n'empêche que la  voiture s’est soulevée et pafff retombée aussi sec sur la route  et brutalement .

On a cru perdre le pot d’échappement  . On s'est dit que tout le dessous devait être abimé  .

On a continué de rouler en se demandant   si : «  tu n’as rien ? Et toi ça va ? Rhooo  t’es toute blanche ! Et toi t’as mal nulle part ? "

On se regardait  et on se  touchait   . . . Bref j’en ai encore la chair de poule en le racontant.

La voiture était une grosse Mazda blanche  cossue et  lourde. je n’ose imaginer si ça avait été une Renault 5  ou la fiat 500 que j'ai eue quelques années plus tard  . . .

On n’a pas vu où la boule s’en est allée. Toujours est- il qu’on a tous failli faire pipi dans sa culotte et qu' un peu plus loin,  on s’est arrêtés , on est descendus de la voiture  pour souffler on parlait on parlait on n’arrêtait pas

Puis je me souviens  que nous sommes parti dans un fou- rire  nerveux qui ne nous a plus quitté pendant  les 45 km  qu'ils nous restaient à faire ,  pressés d'aller raconter à tout le monde ce qui nous était arrivés .

On n'a jamais jamais oublié et quand on le raconte  il se rajoute des trucs dont je ne me souviens même pas avoir vécu . . . (mdr) !

Fort  heureusement  nous sommes trois à avoir traversé  cette histoire sinon  on n’aurait cru ni l’un ni l’autre d’entre nous  si on avait été seul dans cette voiture   . .  .

Puisque l’histoire suivante on ne m’a pas crue du tout !

Un peu plus tôt 2 ou 3 ans  - j’étais petite fille. Je devais avoir 12 /13 ans. Mon père me demande d’aller ouvrir la porte d’entrée on vient de sonner on attendait un de mes  oncles. Il fait de l’orage mais il ne pleut pas. 

je  descends donc ouvrir la porte d’entrée . Il monte à l’étage et moi je prends mon temps je regarde  émerveillée le ciel   VERT ET BLEU DE PRUSSE  SPLENDIDE  et une ambiance ocre jaune  - on sait maintenant en voyant mes photos sur ce blog  que les ciels me subjuguent –   Je ferme la porte et  qu’est ce que je vois ? Une boule de feu le long de la route dans le sens de la circulation . . .et  croyez- moi ça file  une boule de feu !

Rhoooooo mais tu as rêvé ! 

Mais non j'ai pas rêvé puisque ça m'est arrivé  . . .

N’empêche que depuis ce temps là :  je ferme immédiatement portes et fenêtres  et faites le aussi car, un jour d’orage  justement je raconte mes histoires à une copine parisienne revenue voir sa mère en Gaume. Ça craque , mais très très fort . Elle panique tellement que je finis par trouver ça ridicule . . .

Elle part comme une bombe, fermer portes et fenêtres  - c’était en 93   - une touffeur extrême  des éclairs  et des  pluies torrentielles  tout ça en même temps , que je finis moi aussi par paniquer. La maison est toute petite   moins de 6m de large et c’est là qu’elle me dit  que quand elle était jeune, une boule de feu a traversé la maison d’une fenêtre à l’autre  en passant par celle de devant pour ressortir par celle de l’arrière ET  elle était là ,  assise dans le fauteuil , la pétoche la faisant trembler comme une feuille  . Elle l’a vue passer , la boule (elle me l’a décrite  et elle était comme la mienne)  . Elle est restée scotchée au divan « simil skai » à 1 m à peine de ce feu puis  elle s’est évanouie ! La boule l’a ratée de peu  si j’ai bien compris ,   20 ans plus tard elle en avait encore les larmes aux yeux … Alors on comprendra que depuis,  les orages la terrorisent  . . . . 

Et bien aujourd’hui ce fut encore le cas pour moi  et j’ai une chance folle  car  rien n’a brûlé rien n’a sauté enfin si tout tout tout a sauté j’vous raconte pas le bruit de l’ordi et  la radio qui se ferme crrrrrrrr !

Mais la télé fonctionne l’ADSL, le PC   et j’entends que la chaudière va bien aussi  alors je dis

MERCI !